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Tourisme
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April 30, 2021

Le Palais Paysan Marrakech loin de tout mais près de l’essentiel

Il faut traverser le minuscule village berbère d’ Akrich, pour accéder au Palais Paysan.

A 25 minutes de Marrakech, sur la route d’Amizmiz qui mène au lac Lalla Takerkoust, les couleurs de la terre du bled, de la campagne,  tranchent avec les djebelliet, les collines vertes en ce mois de mars qui annoncent l’Atlas. C’est dans ce paysage biblique que se dresse le Palais Paysan.

Les visiteurs arrivent par l’arrière dans le jardin parsemé d’oliviers, et font face à une grande passerelle qui s’élance à plus de12 mètres de hauteur vers le ciel, « pour faire la surprise de ce qui se cache derrière » s’amuse le propriétaire qui a dessiné l’hôtel. En la traversant on arrive, comme on arrive sur scène, face à ce qui sera le plus beau spectacle du séjour : le panorama. Au bout de cette passerelle, en effet...

la vue se donne enfin aux visiteurs : le désert, l’atlas enneigé, la piscine, le domaine parsemé de roses, oliviers, cactus et cette vallée. Ici, ni murs ni clôtures, juste la chaine de l’atlas pour limite à l’horizon.

Les propriétaires associés, deux belges amoureux du Maroc, Horst Reddmann et Philippe Taburiaux ont appelé cet hôtel au design brutaliste de 16chambres, Le Palais Paysan. Ce nom antinomique résume parfaitement l’univers du lieu au chic discret qui respecte la culture marocaine. Les lignes des bâtiments construits en pisé sont parfaitement pensées et se noient dans cette pure nature. Une architecture vernaculaire qui fait corps avec l’environnement.

Philippe Taburiaux qui a pensé le Palais Paysan est tour à tour marchant d’art, photographe, entrepreneur, architecte d’intérieur… «Cet hôtel, c’est une émotion» explique t’il. Loin des structures hôtelières imposantes, le Palais Paysan volontairement sobre se fond dans le décor. Toutes les chambres donnent sur la vallée, elles sont décorées avec ces jolis tapis berbère dont on raffole, des malles anciennes, des bois peints de motifs zelliges, un minimalisme gai.

Le matin, face à l’atlas, les visiteurs ont le plaisir en tirant les rideaux de leur baies vitrée de voir que leur petit déjeuner est servi dans le jardin, avec pour seule compagnie les monts de l’Atlas. Une délicieuse impression d’être seul au monde dans le jardin d’Eden. Un peu plus bas dans le domaine, la piscine couleur bleu-noir de 28 mètres s’élance en direction de l’Atlas pour offrir un panorama à couper le souffle.

Le silence est de temps à autre brièvement bris épar les galops d’un cheval, le bêlement d ‘une chèvre ou un braiement d’âne qui s’échappe des écuries et de la ferme situées un peu plus loin. Au coucher du soleil, quand la lumière colore la vallée qui devient alors rouge vif, c’est le moment de monter à cheval pour un galop mémorable ou de se glisser dans le jacuzzi un cocktail de fruit à la main.

Les plats du restaurant raffoleront toutes les papilles, du millefeuille d’aubergines à la mascarpone au tagine de bœuf traditionnel, le Chef propose une carte diversifiée de qualité. Un personnel aux petits soins rendra l’expérience exceptionnelle. Ici, l’on savoure les olives du jardins, les agrumes du verger et les oeufs de la ferme.

Rien de mieux pour terminer sa journée que de profiter du hammam traditionnel en sous sol couplé d’un massage relaxant aux bienfaits de l’huile d’argan.

Le palais paysan fait parti des rares endroits que l’on n’a pas envie de quitter, à découvrir d’urgence, c’est testé et approuvé.

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